Nos coups de coeur

Trevanian

Shibumi

Couverture du livre Shibumi de Trevanian

Shibumi
Trevanian
Paru en 2016.

Editions Gallmeister Collection TOTEM

Avec La sanction, Shibumi est l'ouvrage le plus connu et le plus caractéristique de Trevanian, auteur américain entouré de mystère. Trevanian n'épargne personne dans ce récit d'espionnage à l'humour caustique, ni les Etats-Unis qu'il a quittés, ni la France qui l'a accueilli.

Il nous entraîne dans le parcours tortueux de Nicholas Hel, anti-héros aussi arrogant que fascinant, enfant russe élevé en Chine, puis au Japon au moment de la Seconde Guerre mondiale.

Sollicité par la fille d'un ancien ami qui met à l'épreuve son sens de l'honneur, Nicholas se retrouve confronté à la tentaculaire Mother Compagnie, structure occulte chargée de défendre les intérêts pétroliers à travers la planète. Une partie de go grandeur nature s'engage alors entre Nicholas et son adversaire.

André MALRAUX

Les Conquérants

Couverture du livre les conquérants de André Malraux

Les Conquérants
André MALRAUX
Paru en 1928.

Éditions Folio.

Premier tome de la fameuse trilogie asiatique de Malraux, Les Conquérants reste encore dans l'ombre de La condition humaine. Pourtant, il aborde des thèmes identiques dans une langue et avec une finesse égales.
L'action se situe quelques années avant, Hong Kong est alors sous domination anglaise. Le Kuomintang et ses alliés, parmi lesquels des cadres européens, organisent des grèves et attentats afin de défaire la Chine de l'impérialisme.
Les personnages sont confrontés aux dilemmes qui agiteront plus tard les héros de la Condition humaine: le choix entre action violente ou protestation pacifique, le prix de la liberté, le sacrifice de soi pour les autres, la distinction poreuse entre amis et ennemis.
Le tout dans une Chine des années 1920, autant dire un monde englouti donc dépaysant, qui préfigure néanmoins les relations actuelles entre Chine, Russie et Occident.

Victor del Arbol

La tristesse du Samouraï

Couverture du livre La Tristesse Du Samourai

La tristesse du Samouraï
Victor del Arbol
Paru en janvier 2013.

Éditions Actes Sud.

« Personne n’est jamais totalement innocent ».
Leurs actes au nom d’un combat, même justifié, ne le sont pas. Où est le bien, où est le mal ?
Plongez dans l’aprés -guerre des années 1940 et jusqu’aux années 80 au cœur d’une Espagne meurtrie par les complots, les conflits, la soif du pouvoir quel qu’en soit le prix à payer, où l’amour peine à trouver sa place.

Découvrez comment les protagonistes apparemment sans lien au commencement, deviennent les pièces d’un puzzle meurtrier, tous nourris de haine, de vengeance, à la recherche d’une rédemption qu’ils ne sont pas sûrs d’obtenir .
« Est-il vrai qu’il ne faut se fier à personne, qu’il ne faut rien attendre de bon de personne, pas même de celui qui se prétend ton ami ? »
A nous lecteurs de peser la part d’humanité perdue ou pas de chacun de ces personnages.

VALÉRIE ZENATTI

Jacob, Jacob

Couverture du livre Shibumi de Trevanian

Jacob, Jacob
VALÉRIE ZENATTI
Paru le 21 août 2014.

Disponible, Broché 16 € 1 vol. (165 p.) 21 x 14 cm

"Prix du livre Inter 2015" attribué lundi 8 juin 2015

«Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s'interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n'y arrive pas, malgré l'entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d'un air brûlant qu'elle ne parvient pas à réguler, déchire ses muscles raides, rétifs à la perspective de se tendre encore et se tendant quand même.»

Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l'accélération de l'Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement.

L'écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières.

TERRY HAYES

Je suis Pilgrim

Couverture du livre La somme de nos folies de Shih-Li Know

Je suis Pilgrim
TERRY HAYES
Paru le 2 Avril 2014

On verra sans doute sur les plages de l’été bronzer plus d’un « Je suis Pilgrim » (V.O. I am Pilgrim), dont l’édition en poche occupe les tables de toutes les librairies de la Côte. Et ce ne sera pas le moins bon choix.
Ce thriller de 900 pages étant, semble-t-il, exactement calibré pour tenir son lecteur en haleine le temps d‘une petite semaine de congés payés.

Terry Hayes, son auteur, connaît bien son affaire : jusqu’à ce premier roman, il avait surtout participé à l’écriture de scenarii plutôt efficaces pour le cinéma (le retour de Mad Max, c’est lui). Tous les ingrédients du page-turner sont donc réunis pour une tambouille plus qu’honorable, mêlant destinations exotiques (Tchétchénie, Emirats, Liban, Bureau ovale, etc.), espions vintages et intrigues… intrigantes.
On n’est pas loin de John LeCarré période « La Petite fille au tambour », c’est à dire encore loin de la maîtrise et des bonheurs d’écriture qui rendent si attachants les derniers romans de notre honorable correspondant.
On reconnaîtra cependant à l’auteur une réelle habileté à assembler les grands thèmes du moment : menace islamiste, guerre bactériologique, théorie du complot, traumatisme post 11 Septembre et serial killer, ne manque plus qu’un vampire, il est vrai très improbable, pour faire, comme disait l’autre, « la somme de toutes les peurs ».

Heureusement très élaborée, la construction du livre (qui ose des flash‐backs de plusieurs centaines de pages) est suffisamment savante pour faire tenir ensemble plusieurs pistes a priori sans lien entre elles (dont, excusez du peu, celle de la préparation d’un attentat terroriste supposé décimer la population des Etats‐Unis) – histoires mêlant politique planétaire et intrigues domestiques qui bien sûr n’en feront plus qu’une, dans un final aussi haletant qu’inattendu, pile au moment où vous bouclerez vos valises de retour.

LB : Humeur : vacances, j’oublie tout ! A ranger avec le numéro d’août du Monde diplomatique.